« Les élus n’ont pas l’habitude d’être en position d’écoute »
Par Contributeur Autrans 2007, vendredi 12 janvier 2007 à 16:50 :: Interviews :: #91 :: rss
Michel Briand, adjoint vert au maire de Brest.
En tant qu’élu, avez-vous l’impression qu’internet participe à l’émergence d’une démocratie participative ?
Les choses avancent très doucement, car elles demandent un véritable changement culturel et cela demande du temps. Les élus n’ont pas l’habitude d’être en position d’écoute, ils sont plus souvent en position de décideurs. Cette concertation est donc relativement nouvelle. A Brest par exemple, nous avons crée deux sites participatifs où les membres des comités de quartier ou les associations peuvent s’exprimer. Malheureusement, les personnes des autres services ne se sentent pas impliquées et n’ont qu’un regard lointain.
Lors de la conférence sur la démocratie participative, un des participants a évoqué la nécessité pour les élus de consulter régulièrement les blogs de citoyens. Est-ce une démarche que vous effectuez vous-même ?
Bien sûr, j’essaie de consulter régulièrement les blogs. De toute façon, chaque projet conduit dans mes domaines de délégation doit donner lieu à une publication sur le web. Nous avons essayé de lancer une dynamique d’écriture. Auparavant c’était sur des blogs, à présent nous créons des wikis. Les gens ont tendance à dire que quand leur projet est bon, il risque d’être copié. Au contraire, cette publication crée davantage de richesses. Sur des thèmes variés, comme la cuisine, les chansons ou le patrimoine nous lançons de grandes collectes de textes, afin que les gens puissent s’exprimer librement.
Lors de l’atelier sur le développement durable, vous avez évoqué la transparence permise par internet. Qu’entendez-vous par là ?
Les politiques doivent justifier leurs décisions, leurs subventions. En clair, ils doivent rendre des comptes. Ce n’est pas difficile à condition d’en avoir envie. Pour le moment ce mouvement est très rare. Encore une fois, c’est un changement culturel qui demande du temps.
Recueilli par Tiphaine
Les choses avancent très doucement, car elles demandent un véritable changement culturel et cela demande du temps. Les élus n’ont pas l’habitude d’être en position d’écoute, ils sont plus souvent en position de décideurs. Cette concertation est donc relativement nouvelle. A Brest par exemple, nous avons crée deux sites participatifs où les membres des comités de quartier ou les associations peuvent s’exprimer. Malheureusement, les personnes des autres services ne se sentent pas impliquées et n’ont qu’un regard lointain.
Lors de la conférence sur la démocratie participative, un des participants a évoqué la nécessité pour les élus de consulter régulièrement les blogs de citoyens. Est-ce une démarche que vous effectuez vous-même ?
Bien sûr, j’essaie de consulter régulièrement les blogs. De toute façon, chaque projet conduit dans mes domaines de délégation doit donner lieu à une publication sur le web. Nous avons essayé de lancer une dynamique d’écriture. Auparavant c’était sur des blogs, à présent nous créons des wikis. Les gens ont tendance à dire que quand leur projet est bon, il risque d’être copié. Au contraire, cette publication crée davantage de richesses. Sur des thèmes variés, comme la cuisine, les chansons ou le patrimoine nous lançons de grandes collectes de textes, afin que les gens puissent s’exprimer librement.
Lors de l’atelier sur le développement durable, vous avez évoqué la transparence permise par internet. Qu’entendez-vous par là ?
Les politiques doivent justifier leurs décisions, leurs subventions. En clair, ils doivent rendre des comptes. Ce n’est pas difficile à condition d’en avoir envie. Pour le moment ce mouvement est très rare. Encore une fois, c’est un changement culturel qui demande du temps.
Recueilli par Tiphaine
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