L’insertion via le web
Par Contributeur Autrans 2007, vendredi 12 janvier 2007 à 17:10 :: Interviews :: #93 :: rss
Pour l’association ATD quart monde, l’exclusion se fait aussi par l’accès aux nouvelles technologies
Internet, une fenêtre sur le monde et aussi un bien de consommation. Tout le monde ne peut se l’offrir, cet outil de travail et de divertissement reste un bien réservé aux classes favorisées. Pour ATD Quart-monde, association qui lutte contre la misère, l’exclusion passe par l’accès au marché du travail mais aussi l’accès à la culture et au divertissement. Remédier à la fracture numérique qui sévit dans les quartiers populaires est un des objectifs d’ATD. « Pour des personnes défavorisées, cet outil peut révéler des potentialités, et notre expérience l’a prouvé » explique Gwénaël Navarette, de l’association.
Leur opération « Internet de rue » a en effet eu pour objectif d’apporter des ordinateurs connectés dans les foyers en difficultés. Ateliers radio, photo, recherche d’emploi ou simple consultation d’un programme culturel, l’usage d’internet est multiple et essentiel pour ces personnes. « Il ont une notion très peu concrète de ce que peut être le web, et comment on l’utilise, explique Gwénaël. Et pourtant, cela peut être vraiment dynamisant. L’apprentissage peut s’en avérer facilité, car bien souvent, ils ont un rapport très distant avec les livres. Par exemple, pour quelqu’un qui vit dans une caravane, apprendre le code de la route sur un livre est beaucoup plus compliqué que sur un écran, cela peut susciter des blocages ».
En juin, Gwénaël traversera l’Europe afin de favoriser l’échange entre les classes et quartiers défavorisés. Un blog sera d’ailleurs alimenté en continu pour nous faire partager l’aventure.
Anne-Elisabeth
Leur opération « Internet de rue » a en effet eu pour objectif d’apporter des ordinateurs connectés dans les foyers en difficultés. Ateliers radio, photo, recherche d’emploi ou simple consultation d’un programme culturel, l’usage d’internet est multiple et essentiel pour ces personnes. « Il ont une notion très peu concrète de ce que peut être le web, et comment on l’utilise, explique Gwénaël. Et pourtant, cela peut être vraiment dynamisant. L’apprentissage peut s’en avérer facilité, car bien souvent, ils ont un rapport très distant avec les livres. Par exemple, pour quelqu’un qui vit dans une caravane, apprendre le code de la route sur un livre est beaucoup plus compliqué que sur un écran, cela peut susciter des blocages ».
En juin, Gwénaël traversera l’Europe afin de favoriser l’échange entre les classes et quartiers défavorisés. Un blog sera d’ailleurs alimenté en continu pour nous faire partager l’aventure.
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