Cinq questions à Louis Naugès, Président de Microcost, le web 2.0 pour les entreprises
Par Contributeur Autrans 2007, lundi 5 mars 2007 à 12:02 :: Internet & vie professionnelle :: #114 :: rss
Au cours des journées d’Autrans qui ont eu lieu du 10 au 13 janvier 2007
Quelle est l'activité principale de l'entreprise Microcost que vous dirigez ?
Il s'agit de donner des conseils technologiques aux entreprises pour qu'elles développent le
web 2.0, une manière de leur fournir un service de stockage et de partage de leurs fichiers, sons, vidéos sur internet. Microcost touche autant au niveau technologique (travail sur le web) qu'au niveau humain (travail collaboratif).
Qu'est-ce que le web 2.0 plus précisément ?
Il existe des services sur Internet qui permettent de faciliter la vie de l'entreprise. Microcost préconise ceux développés par Google. Le grand public connaît déjà Gmail, outil de messagerie, mais une entreprise peut demander son propre domaine basé sur cet outil. Une autre application, très utilisée et très pratique, est la mise en commun de fichiers. A partir d'une plateforme sur « Google Docs and Spreadsheets », les utilisateurs, autorisés à y accéder, peuvent modifier les fichiers mis en commun. Chacun peut suivre les modifications apportées en temps réel.
En quoi apporte-t-il une amélioration par rapport au web 1.0 ?
Je vous conseille de voir l'état comparatif que j'ai mis sur mon blog : http://nauges.typepad.com/my_weblog/2006/10/bureautique_20_.html. Pour résumé, le plus important à retenir est la nouvelle conception du travail bureautique, le « je » fait place au « nous ». C'est l'apparition du travail collaboratif. De plus, il s'agit d'une nouvelle forme de stockage. L'entreprise n'a plus à gérer ses propres serveurs mais utilise ceux fournis par Google. Cela apporte de nombreux avantages et notamment l'économie du coût d'administration et de maintenance des serveurs internes, un service garanti, sécurisé, avec une grande capacité mémoire (2 Go).
Au sujet de la bureautique, vous avez participé à son évolution, quel est son historique ?
Le mot bureautique vient d'une marque, à l'origine. Cela fait 35 ans que je travaille dans le milieu informatique. Lors de mes études aux Etats-Unis, dans les années 70, il y avait des machines à écrire. On commençait à mettre l'accent sur l'apprentissage de l'utilisation du clavier à 10 doigts. Ensuite, les machines à traitement de texte sont apparues, entraînant des calculs de rentabilité. Il fallait choisir entre Mac et Word. Les développements des logiciels ont mené aux suites « offices ». Cependant, la plupart des utilisateurs n'utilisent pas la majorité de leurs possibilités, elles sont devenues trop grosses et obèses. La tendance actuelle vise à simplifier ces outils et, par la même occasion, à développer le travail collaboratif.
On entend de nombreuses remarques à ce sujet, ne serait-ce pas un retour en arrière ?
Les premiers ordinateurs étaient de gros calculateurs indépendants. Au fur à mesure, on a cherché à distribuer les tâches en utilisant plusieurs ordinateurs en réseau. Le web 2.0 consiste à revenir au centralisé en effet. Les informations sont regroupées et stockées ensemble. Elles se retrouvent sur le « cloud » (nuage), les données sont « webisées ». Depuis l'émergence du web 2.0, il y a un an, une nouvelle logique d'utilisation s’est mise en place. Des services sont proposés à l'utilisateur, qui en tire des usages. Par la suite, ces usages impliquent de nouveaux services. Cette boucle est apparente à l'utilisateur. La partie administration ne le concerne pas car les infrastructures et l'intranet sont gérés virtuellement par les services Google. Avec n'importe quelle connexion à Internet, l'employé retrouve l'intranet virtuel et sécurisé de son entreprise.
L’interview de Louis Naugès a été réalisé par François-Xavier Duplantier et Christelle Agnus
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