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lundi 5 mars 2007
Par Contributeur Autrans 2007,
lundi 5 mars 2007 à 12:02 :: Internet & vie professionnelle
Chacun donne son avis, mais où est passé le dialogue ?
Tout d’abord, une constatation en guise de problématique : un enfant passe en moyenne 6 heures par jour derrière un écran depuis que la déferlante des blogs s’est abattue sur le paysage du web français. Qui sont donc ces blogueurs dont on parle tant ? Tel est le sujet d’un débat qui a eu lieu pendant les journées d’Autrans du 10 au 13 janvier 2007.
Les blogueurs de Bondy ont commencé leur activité à la suite des émeutes de novembre 2005, encadrés par des journalistes suisses et ont ensuite conservé le blog, seuls. Ils réagissent aux clichés sur les banlieues véhiculés par les principaux média nationaux et tentent ainsi d’établir un lien avec le public par l’intermédiaire d’une action positive et constructive. Face à eux, de jeunes chercheurs nous expliquent leurs travaux et leurs conclusions.
Céline Metton a procédé à des observations dans un collège et dans des familles. Elle s’est centrée sur les moins de 15 ans pour combler le vide d’informations qui persistait pour cette tranche d’âge. Elle note surtout une forte recherche d’autonomie et un désir de communication, d’où l’impact important du téléphone portable ou d’Internet pour garder contact avec leurs amis en permanence. La messagerie instantanée notamment permet d’articuler différents groupes d’amis en respectant chacun. L’usage des outils parait plus facile pour cette génération mais il subsiste des clivages, par exemple dans la connaissance du vocabulaire technique adapté, souvent liés au temps que les parents consacrent aux jeunes pour les aider. Cette nouvelle forme de communication ne gène pas le face-à-face humain, mais ces outils individualisés confirment l’individualisation de la société par un processus de hiérarchisation des liens amicaux.
Hélène Delaunay fait une thèse sur l’intégration des blogs dans la société et a étudié les 15-24 ans, en milieux rural et urbain. Elle explique la forte utilisation de MSN suivie de celle des blogs, qui dénotent un côté exhibitionniste des utilisateurs qui se dévoilent aux autres et acceptent des commentaires divers, même si le but n’est plus de découvrir des inconnus mais d’observer les comportements de ses proches : l’idée de tribu reste fort, seul le support a changé.
Olivier Trédan fait également une thèse sur le phénomène du blog et la vie des blogueurs, il est actuellement en phase d’observation de contenu avant de procéder à des entretiens personnels. Il introduit les notions de logique de l’entre soi et de consommation médiatique en fonction des intérêts personnels de chacun. En effet les blogs sont très thématisés et apportent des éléments d’information sur des sujets très divers, développant les esprits critiques, notamment sur les média et précisément sur la télévision.
Chacun a donc exposé son avis et sa propre expérience en ce qui concerne les blogs mais la discussion entre les différents intervenants a semblé plutôt difficile à mettre en place et à pérenniser, sûrement parce que cette rencontre opposait deux types de points de vue : des utilisateurs et des observateurs. Force est de constater que les avis sont très différents et que l’incompréhension règne comme sentiment dominant…
Ce texte a été rédigé par un groupe d’étudiants de l’INT : Christelle Agnus, Kristian Blasse, Olivier Braun, François-Xavier Duplantier, Jean-Christophe Hernandez, Diane Goineau en collaboration avec Mélanie Blanchard et Bruno Salgues.
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Par Contributeur Autrans 2007,
lundi 5 mars 2007 à 12:02 :: Internet & vie professionnelle
Au cours des journées d’Autrans qui ont eu lieu du 10 au 13 janvier 2007
Quelle est l'activité principale de l'entreprise Microcost que vous dirigez ?
Il s'agit de donner des conseils technologiques aux entreprises pour qu'elles développent le
web 2.0, une manière de leur fournir un service de stockage et de partage de leurs fichiers, sons, vidéos sur internet. Microcost touche autant au niveau technologique (travail sur le web) qu'au niveau humain (travail collaboratif).
Qu'est-ce que le web 2.0 plus précisément ?
Il existe des services sur Internet qui permettent de faciliter la vie de l'entreprise. Microcost préconise ceux développés par Google. Le grand public connaît déjà Gmail, outil de messagerie, mais une entreprise peut demander son propre domaine basé sur cet outil. Une autre application, très utilisée et très pratique, est la mise en commun de fichiers. A partir d'une plateforme sur « Google Docs and Spreadsheets », les utilisateurs, autorisés à y accéder, peuvent modifier les fichiers mis en commun. Chacun peut suivre les modifications apportées en temps réel.
En quoi apporte-t-il une amélioration par rapport au web 1.0 ?
Je vous conseille de voir l'état comparatif que j'ai mis sur mon blog : http://nauges.typepad.com/my_weblog/2006/10/bureautique_20_.html. Pour résumé, le plus important à retenir est la nouvelle conception du travail bureautique, le « je » fait place au « nous ». C'est l'apparition du travail collaboratif. De plus, il s'agit d'une nouvelle forme de stockage. L'entreprise n'a plus à gérer ses propres serveurs mais utilise ceux fournis par Google. Cela apporte de nombreux avantages et notamment l'économie du coût d'administration et de maintenance des serveurs internes, un service garanti, sécurisé, avec une grande capacité mémoire (2 Go).
Au sujet de la bureautique, vous avez participé à son évolution, quel est son historique ?
Le mot bureautique vient d'une marque, à l'origine. Cela fait 35 ans que je travaille dans le milieu informatique. Lors de mes études aux Etats-Unis, dans les années 70, il y avait des machines à écrire. On commençait à mettre l'accent sur l'apprentissage de l'utilisation du clavier à 10 doigts. Ensuite, les machines à traitement de texte sont apparues, entraînant des calculs de rentabilité. Il fallait choisir entre Mac et Word. Les développements des logiciels ont mené aux suites « offices ». Cependant, la plupart des utilisateurs n'utilisent pas la majorité de leurs possibilités, elles sont devenues trop grosses et obèses. La tendance actuelle vise à simplifier ces outils et, par la même occasion, à développer le travail collaboratif.
On entend de nombreuses remarques à ce sujet, ne serait-ce pas un retour en arrière ?
Les premiers ordinateurs étaient de gros calculateurs indépendants. Au fur à mesure, on a cherché à distribuer les tâches en utilisant plusieurs ordinateurs en réseau. Le web 2.0 consiste à revenir au centralisé en effet. Les informations sont regroupées et stockées ensemble. Elles se retrouvent sur le « cloud » (nuage), les données sont « webisées ». Depuis l'émergence du web 2.0, il y a un an, une nouvelle logique d'utilisation s’est mise en place. Des services sont proposés à l'utilisateur, qui en tire des usages. Par la suite, ces usages impliquent de nouveaux services. Cette boucle est apparente à l'utilisateur. La partie administration ne le concerne pas car les infrastructures et l'intranet sont gérés virtuellement par les services Google. Avec n'importe quelle connexion à Internet, l'employé retrouve l'intranet virtuel et sécurisé de son entreprise.
L’interview de Louis Naugès a été réalisé par François-Xavier Duplantier et Christelle Agnus
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Par Contributeur Autrans 2007,
lundi 5 mars 2007 à 12:00 :: Internet & vie professionnelle
Une question récurrente depuis quelques années
Jean-Michel Yolin (Ingénieur général des Mines) a animé un débat pendant les journées d’Autrans qui ont eu lieu du 10 au 13 janvier 2007, avec Alexandre Zapolsky (Linagora) et
Gilbert Nzeka (QuineBox). Le thème portait sur la réalité d’une nouvelle économie. Ces tables rondes sont basées sur une question posée aux jeunes du groupe de réflexion : quelle place voulez-vous prendre dans le monde du travail de demain ?
Le thème de la création d'entreprise a été abordé à différentes reprises. Les intervenants ont exposé leur parcours, celui de quelqu'un qui ne veut pas « suivre les moutons » au sein d'une grande entreprise, qui veut être son propre patron. La difficulté est de trouver une idée innovante et de bâtir un projet sur cette base. La motivation est très importante et on voit trop souvent le découragement quand l'échec est envisagé. La France a une peur de l'échec bien ancrée dans les esprits. On dit souvent qu'une entreprise gagne grâce à son équipe et perd à cause de son patron. De plus en plus de jeunes veulent se lancer dans la création d'entreprise mais il ne faut pas oublier qu'elle ne s'applique pas qu'aux jeunes. Il faut, aussi, noter qu'il existe des formations et des aides pour la création d'entreprise.
Ce texte a été rédigé par un groupe d’étudiants de l’INT : Christelle Agnus, Kristian Blasse, Olivier Braun, François-Xavier Duplantier , Jean-Christophe Hernandez, Diane Goineau en collaboration avec Mélanie Blanchard et Bruno Salgues.
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Par Contributeur Autrans 2007,
lundi 5 mars 2007 à 12:00 :: Internet & vie professionnelle
Internet a-t-il changé les entreprises ?
Dans le cadre des journées d’Autrans, qui ont eu lieu du 10 au 13 janvier 2007, une table ronde sur l’impact d’Internet sur les entreprises a été organisée par Yannick Chatelain (ESC Grenoble) avec pour intervenant Germain Bos (Tradedoubler), Dominique
Grand (CEA), Jérôme Giachino (Starzik), Laurent Leca (MSN, Microsoft France), Cédric Sadai (Yahoo France), Alexandre Zapolsky (Linagora). Plusieurs points ont été abordés : la reconnaissance des savoirs-faires, l’existence de la génération internet, le télétravail, l’apparition de nouveaux métiers
Reconnaissance des savoirs-faires.
La diffusion des connaissances sur le web permet un développement de compétences parmi les jeunes générations. Dans les choix de recrutement, il ne s'agit plus de se baser uniquement sur les diplômes et la formation scolaire. La difficulté est d'évaluer l'expérience des postulants qui, de leur côté, ont du mal à la mettre en valeur dans leurs CV. Cependant, il faut relativiser cette acquisition de compétences qui se résume souvent à la connaissance de l'utilisation de la technologie nouvelle sans la compréhension de ses mécanismes.
Les générations Internet
Il y a de faux a priori sur les générations Internet : les jeunes high-tech et les vieux dépassés. Le problème qui entre en jeu est l'adhésion de chacun à la technologie. En réalité, il n'y a pas tant de fossés technologiques que cela, il s'agit plus de nouveaux outils qui se développent progressivement. Internet est un bon facteur de développement de solutions. En pratique, la mise en commun de codes sources d'application provoque un effet « boule de neige » pour la correction des problèmes, des bugs... Internet offre une nouvelle perspective pour la recherche et le développement.
Le télétravail
L'objectif est de trouver pour chaque employé une dynamique pour l'entreprise et une adhésion de chacun à la politique générale. Il est question de management et de gestion de ressources humaines qui mènent tous deux à l'enjeu du pouvoir : comment mettre en place une recherche collective ? L'organisation de l'entreprise doit être basée sur la création de valeurs, dans le but de tirer parti des qualités de chacun suivant ses affections. Le télétravail est aussi basé sur la confiance entre l'employé et l'employeur.
Nouveaux métiers ?
Observation généralement admise, Internet apporte de nouvelles compétences mais cela n'implique pas forcément la création de nouveaux métiers. Les métiers évoluent en se transformant en une fusion de métiers précédemment indépendants. Par exemple, la vision des développeurs peut avoir une dimension marketing mais le problème réside dans le fait que cette vision reste appliquée à la technique.
Ce texte a été rédigé par un groupe d’étudiants de l’INT : Christelle Agnus, Kristian Blasse, Olivier Braun, François-Xavier Duplantier, Jean-Christophe Hernandez, Diane Goineau en collaboration avec Mélanie Blanchard et Bruno Salgues.
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vendredi 22 décembre 2006
Par Contributeur Autrans 2007,
vendredi 22 décembre 2006 à 08:19 :: Internet & vie professionnelle
Bonjour, professeur des SVT en collège, j'ai créé un site destiné à mes élèves, 650 pages pour qu'ls puissent à leur domicile poursuivre leurs apprentissages : www.monanneeaucollege.com
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