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lundi 5 mars 2007

La société multi-optionnelle

Qu’elle société dans l’ère de l’information ? L’apparition de la liberté, dont « 1968 » est l’expression, marque un changement dans l’appréhension du temps de la vie. Les exposés proposés au cours de ces journées expriment un changement dans la part de responsabilité des individus ainsi que l’allongement du temps d’adolescence et de vieillesse non active (au sens d’absence de travail). We, me, fun et self reliance Les nouvelles générations, c’est « 100% moi ». We, me, nous et moi, le développement se fait avec un intérêt dans les amis. En revanche, la « self-reliance », se réaliser soi même est présente dans tous les pays d’Europe où 8 jeunes sur 10 pensent qu’ils peuvent devenir Président d’une grande société. Le « having fun » est important dans la réalisation de soi, c’est pourquoi les jeunes chercheraient à maximiser les opportunités. Se sentir libre, consiste à avoir beaucoup de portes ouvertes. La « Société féminine » La société féminine s’inscrit partout, dans le travail comme dans les médias. Les vêtements deviennent un investissement, un moyen de s’exprimer. L’ambiguïté des filles est de plus en plus importante. « Vous n’avez besoin de personne », devient leur devise. Les garçons se mettent dans une tendance cool. « The male bimbo’s coming », exprime l’idée qu’il est de plus en plus important d’avoir un look. Les mots clés Ces principes se diffusent : il est possible dans faire la liste : « Chosen life, Me, Pragmatism, Segment of one, Me loyalty, Total control, Identities » mais il faudrait y ajouter : marché, pouvoir des femmes. Il conviendrait aussi d’y ajouter une préoccupation sur l’avenir de la planète.. Une phrase à méditer « On ne naît pas jeunes, on le devient grâce à la pub ». En fait, pas vraiment… Ce texte a été rédigé par un groupe d’étudiants de l’INT : Christelle Agnus, Kristian Blasse, Olivier Braun, François-Xavier Duplantier , Jean-Christophe Hernandez, Diane Goineau en collaboration avec Mélanie Blanchard et Bruno Salgues.

Les générations Internet : comment inventer une véritable nouvelle économie ?

Une question récurrente depuis quelques années Jean-Michel Yolin (Ingénieur général des Mines) a animé un débat pendant les journées d’Autrans qui ont eu lieu du 10 au 13 janvier 2007, avec Alexandre Zapolsky (Linagora) et Gilbert Nzeka (QuineBox). Le thème portait sur la réalité d’une nouvelle économie. Ces tables rondes sont basées sur une question posée aux jeunes du groupe de réflexion : quelle place voulez-vous prendre dans le monde du travail de demain ? Le thème de la création d'entreprise a été abordé à différentes reprises. Les intervenants ont exposé leur parcours, celui de quelqu'un qui ne veut pas « suivre les moutons » au sein d'une grande entreprise, qui veut être son propre patron. La difficulté est de trouver une idée innovante et de bâtir un projet sur cette base. La motivation est très importante et on voit trop souvent le découragement quand l'échec est envisagé. La France a une peur de l'échec bien ancrée dans les esprits. On dit souvent qu'une entreprise gagne grâce à son équipe et perd à cause de son patron. De plus en plus de jeunes veulent se lancer dans la création d'entreprise mais il ne faut pas oublier qu'elle ne s'applique pas qu'aux jeunes. Il faut, aussi, noter qu'il existe des formations et des aides pour la création d'entreprise. Ce texte a été rédigé par un groupe d’étudiants de l’INT : Christelle Agnus, Kristian Blasse, Olivier Braun, François-Xavier Duplantier , Jean-Christophe Hernandez, Diane Goineau en collaboration avec Mélanie Blanchard et Bruno Salgues.

Comment les entreprises s'organisent-elles pour tirer parti du mode de vie et de travail des générations Internet ?

Internet a-t-il changé les entreprises ? Dans le cadre des journées d’Autrans, qui ont eu lieu du 10 au 13 janvier 2007, une table ronde sur l’impact d’Internet sur les entreprises a été organisée par Yannick Chatelain (ESC Grenoble) avec pour intervenant Germain Bos (Tradedoubler), Dominique Grand (CEA), Jérôme Giachino (Starzik), Laurent Leca (MSN, Microsoft France), Cédric Sadai (Yahoo France), Alexandre Zapolsky (Linagora). Plusieurs points ont été abordés : la reconnaissance des savoirs-faires, l’existence de la génération internet, le télétravail, l’apparition de nouveaux métiers Reconnaissance des savoirs-faires. La diffusion des connaissances sur le web permet un développement de compétences parmi les jeunes générations. Dans les choix de recrutement, il ne s'agit plus de se baser uniquement sur les diplômes et la formation scolaire. La difficulté est d'évaluer l'expérience des postulants qui, de leur côté, ont du mal à la mettre en valeur dans leurs CV. Cependant, il faut relativiser cette acquisition de compétences qui se résume souvent à la connaissance de l'utilisation de la technologie nouvelle sans la compréhension de ses mécanismes. Les générations Internet Il y a de faux a priori sur les générations Internet : les jeunes high-tech et les vieux dépassés. Le problème qui entre en jeu est l'adhésion de chacun à la technologie. En réalité, il n'y a pas tant de fossés technologiques que cela, il s'agit plus de nouveaux outils qui se développent progressivement. Internet est un bon facteur de développement de solutions. En pratique, la mise en commun de codes sources d'application provoque un effet « boule de neige » pour la correction des problèmes, des bugs... Internet offre une nouvelle perspective pour la recherche et le développement. Le télétravail L'objectif est de trouver pour chaque employé une dynamique pour l'entreprise et une adhésion de chacun à la politique générale. Il est question de management et de gestion de ressources humaines qui mènent tous deux à l'enjeu du pouvoir : comment mettre en place une recherche collective ? L'organisation de l'entreprise doit être basée sur la création de valeurs, dans le but de tirer parti des qualités de chacun suivant ses affections. Le télétravail est aussi basé sur la confiance entre l'employé et l'employeur. Nouveaux métiers ? Observation généralement admise, Internet apporte de nouvelles compétences mais cela n'implique pas forcément la création de nouveaux métiers. Les métiers évoluent en se transformant en une fusion de métiers précédemment indépendants. Par exemple, la vision des développeurs peut avoir une dimension marketing mais le problème réside dans le fait que cette vision reste appliquée à la technique. Ce texte a été rédigé par un groupe d’étudiants de l’INT : Christelle Agnus, Kristian Blasse, Olivier Braun, François-Xavier Duplantier, Jean-Christophe Hernandez, Diane Goineau en collaboration avec Mélanie Blanchard et Bruno Salgues.

5 questions à Jean-Pierre Pinet d’ATD Quart Monde

Cet interview a été réalisé au cours des journées d’Autrans qui ont eu lieu du 10 au 13 janvier 2007. Quels sont les objectifs de votre association ? ATD Quart Monde est une ONG dont l’objectif est de lutter contre l’extrême pauvreté. Je suis responsable du projet « Internet de rue » dont le but est d’aller à la rencontre des plus démunis. Le but est de savoir si l’apport d’une connexion peut leur permettre de recréer un lien social. Comment Internet peut-il aider à recréer un lien social ? Ce n’est pas Internet qui permet de recréer le lien social mais l’image qu’il renvoie à la personne d’elle-même. En général, ces personnes ont une image négative d’eux mêmes du fait de leur quotidien (mendicité, isolement). De retour à la maison, se prendre en photo avec une Webcam peut aider à améliorer son image. Et plus on est fier de soi, plus on aura tendance à s’engager. Ce n’est donc pas Internet qui leur redonne directement confiance, mais tout ce qu’il y a autour. L’ordinateur n’est pas marqué socialement comme le livre qui lui rappelle l’échec à l’école. Enfin par le biais du PC, les personnes ont pu être en contact avec une réalité autre que celle de leur quotidien. Avez-vous eu des ouvertures ? Des personnes ont-elles trouvé un nouveau projet pour la vie ? Nous avons travaillé sur deux ans. Au niveau professionnel on n’a pas eu de grand succès car on ne lève pas certains blocages facilement, administratifs, par exemple, pour les sans-papiers. En revanche, chez certaines personnes de nationalité française, Internet a permis de retrouver un emploi. Les annonces sont en effet instantanées et plus nombreuses qu’à l’ANPE. Par ailleurs, on trouve un logement plus facilement sur le net. A quelle échelle menez-vous votre projet ? Très petite ! En deux ans nous avons été trois personnes à suivre des personnes en difficulté : une sur Paris aux Halles et à Belleville, une sur le Val d’Oise, et enfin moi-même qui faisais le lien entre les deux. Au travers des familles que l’on a rencontrées, on a touché des personnes de tous horizons, de passage sur les campements (Province, Belgique etc..). L’impact a donc été plus large que prévu : il y a eu un effet boule de neige. Notre choix est d’entrer dans une sphère privée afin de comprendre ce qui est intéressant pour la personne, avoir une certaine ergonomie et adapter le besoin logiciel. On s’installe sur la durée pour avoir une ouverture réelle, notre choix en quelque sorte se porte sur le qualitatif ! Enfin qu’attendez-vous de ces rencontres ? Je repense à la conférence d’ouverture et à ces petits canadiens qui ont un accès dès le plus jeune âge et je pense à ceux qui ne l’auront pas. Comment faire pour que ces deux mondes puissent se rejoindre ? On voit de grands élans de générosité mais on n’imagine pas encore que le net peut nous aider à l’être. C’est une force pour les jeunes et une chance pour les pauvres d’avoir des personnes qui viennent à leur rencontre très facilement. C’est un espace de mélanges où le milieu social n’a pas d’influence, où l’on peut se retrouver. Le seul risque c’est qu’aujourd’hui les communautés deviennent des bulles, dans lesquelles qui se ressemble s’assemble. Des communautés d’intérêts pourraient exclure encore plus ceux qui le sont déjà. Ainsi, j’aimerais bien répondre à la question suivante : Internet va-t-il recréer une exclusion virtuelle ? Si des personnes qui ont vécu la misère ont la possibilité de créer du contenu, ça leur permettra un nombre certain de rencontres…ce sont des pistes à suivre. J’aurais aimé les emmener à Autrans pour qu’ils témoignent eux aussi. L’interview de Jean Pierre Pinet, personne ressource action internet ATD-Quart Monde a été réalisé par Kristian Blasse et Jean-Christophe Hernandez.

Les collégiens, tout droit venus du Québec, ont fait forte impression dès l’ouverture de ces rencontres ! Version 3

Quand tous les élèves disposent d’un ordinateur portable Les québécois commencent à faire du systématique. « Un ordinateur pour chacun », tel pourrait être le slogan de cette expérimentation qui a laissé pantois les spécialistes de l’Internet présents pendant les journées d’Autrans du 10 au 13 janvier 2007. Philippe, du Collège Saint Joseph à Québec, nous présente son programme qui initie cette fois les plus jeunes aux TIC. Ils apprennent à rechercher de l’information, à communiquer à télécharger et à utiliser des Chats. Julien, un camarade, nous parle de sa classe : ils sont 49 élèves pour trois professeurs et tous les élèves disposent d’un ordinateur portable. Les professeurs laissent les devoirs en ligne sur un carnet de classe virtuel. Un conseil de coopération est mis en place pour discuter du fonctionnement. Il précise enfin que si, au début, il avait choisi cette filière pour le PC, aujourd’hui il reconnaît qu’il participe vraiment à l’amélioration de la communication. Enfin, Marc-André et Mégane, du centre d’apprentissage du Haut Madawaska, ont fait une présentation de leur programme lui aussi innovant. Chez eux, ils ont en plus la possibilité de diffuser les musiques qu’ils ont eux-mêmes produites sur des podcasts. Les TIC aident à la mise en place d’un programme de sport étude. Une télévision interne diffuse les programmes internes produits par les étudiants. Un projet pilote de mise à disposition des portables est mis en place. Un portable est attribué aux élèves et ce pendant toute la scolarité. Le PC reste cependant à l’école, ce qui motive les élèves à passer plus de temps au collège (surtout pour les garçons !). A la fin de cette présentation, des remarques ont démontré que les publications de ces élèves sont une source de motivation pour nos écoles françaises. A quand donc ! Les étudiants ont également reconnu savoir qu’ils restent un modèle pour le monde extérieur. - Sur le blog de Mario Asselin: http://carnets.opossum.ca/mario/archives/tags/autrans_2007/ - Sur celui de Roberto Gauvin du CAHM du N.-B. : http://carnets.opossum.ca/roberto/ - Sur ceux des deux élèves du CAHM : Megan (http://cahm.elg.ca/public/MeganOuellette/ ) et Marc-André : (http://cahm.elg.ca/public/Marc-AndreBoutot/ ) - Sur l'Atlas du Collège Sait-Charles-Garnier du Quebec : http://atlas.opossum.ca/france//archives/voyage_a_autrans/ - Sur celui des deux élèves de Rochebelle : Dominick (http://carnet.csdecou.qc.ca/public/ouedom/ ) et Louis-Étienne (http://carnet.csdecou.qc.ca/public/foylou/ ) - Sur l'Agence MITIC du Collège de Montréal : http://programmemitic.com/ - Et sur les cyberportfolios de deux élèves de l'Institut St-Joseph : Philippe (http://cyberportfolio.st-joseph.qc.ca/public/brophi/ ) et Julien (http://cyberportfolio.st-joseph.qc.ca/public/foujul/ ). Ce texte a été rédigé par un groupe d’étudiants de l’INT : Christelle Agnus, Kristian Blasse, Olivier Braun, François-Xavier Duplantier , Jean-Christophe Hernandez, Diane Goineau en collaboration avec Mélanie Blanchard et Bruno Salgues.