Deux ateliers hier concernaient de nouveaux types de monnaie. Le premier concernait les monnaies dématérialisées et plus particulièrement une monnaie créée par les explorateurs du web : l’exploracoeur. Celle-ci se compose des monnaies sociales, monnaies affectées, monnaies virtuelles, monnaies complémentaires, monnaies alternatives, monnaies libres, monnaies privatives, monnaies ying et yang, mais les monnaies locales et solidaires. Les exemples suivants prennent leur source dans la plateforme Twitter. Les Twollars : En principe, chaque utilisateur de twitter dispose d’un montant de 50 twollars. Il existe trois manières de faire circuler cette monnaie : donner des twollars en contrepartie d’une action appréciée (« give »), offrir ses twollars pour permettre à une ONG d’être plus populaire (« donate ») et faire des dons en temps réel grâce à Paypal. Twibank.glenux.net : permet de recenser les monnaies créées mais également de suivre les transactions réalisées sur Twitter. Thewhuffiebank.org : Le whuffie est une monnaie virtuelle qui permet de classer les utilisateurs de Twitter en fonction de leur notoriété. Plus une personne est re-tweetée, plus son capital whuffie augmente. Mais si celle-ci re-tweet les autres utilisateurs, le capital diminue. wikiwikimoney .com est un outil qui permet de créer facilement sa propre monnaie. Le deuxième atelier concernait les monnaies locales et affectées. En premier lieu, nous nous sommes penchés sur les SOL de Grenoble et du Rhône Alpes. Il s’agit d’une forme de monnaie solidaire fonctionnant avec un système de carte et qui vise les plus démunis. Même si ce système a le mérite d’exister, il n’est absolument pas viable pour le moment par manque d’adéquation entre les enjeux, les objectifs, les moyens et les outils. Nous nous sommes ensuite penchés sur le système des SEL qui fonctionnent sur le principe d’un échange de biens et de services par l’intermédiaire de « points » sur une carte que possède l’adhérent. Enfin, le MONIBA est une monnaie mise en place au Mali. Les transactions s’effectuent via le téléphone portable. On échange un Moniba contre un temps de formation et la volonté de cette initiative est d’encourager un comportement d’échange d’apprentissages et de savoirs. Pour conclure, le sujet des monnaies présente d’énormes enjeux, malgré le fait qu’il soit encore méconnu. Nous regrettons néanmoins que la question de l’utilité des monnaies virtuelles soit restée en suspend et que le sujet des Smartphone n’ait pas été abordé lors du premier atelier.

Etudiants EAC.