Territoire intelligent et communauté apprenante
Par Administrateur, samedi 15 janvier 2011 à 16:39 :: General :: #18 :: rss
Jeudi a eu lieu les deux derniers ateliers de contribution au lancement de la plateforme d’initiatives citoyennes (imaginationforpeople.fr) animés par Michel Briand, Jean-Michel Cornu, Simon Sarazin et Thanh Nghiem.
Lors du deuxième atelier, la mise en commun de problèmes rencontrés par les initiateurs de projets présents dans la salle a permis d’aboutir à la construction de réseaux. Le but étant de partager ses expériences afin d’en tirer des solutions. Certaines questions ont trouvé une ébauche de réponse comme le problème de financement d’association qui manque de marge d’action et de moyen : il a été proposé de se baser sur la confiance, la reconnaissance et la valorisation. Une réflexion a également été entamée sur les capitaux : Une économie contributive faisant des internautes les sociétaires est une manière de s’ouvrir à d’autres formes de capitaux.
Après avoir abordé les problèmes rencontrés dans la concrétisation de projets, lors du troisième atelier, les participants réfléchissent à l’application territoriale et en particulier à la question du rôle des collectivités, des entreprises et des citoyens dans une démarche de partage. Pour favoriser le changement, il est nécessaire de trouver des territoires pilotes et d’aligner ces projets sur un département ou une région. Thanh Nghiem met en avant le cas particulier de Loos en Gohelle qui a servi d’expérimentation pour des projets éco citoyens. Aujourd’hui, cette ville sert d’exemple pour la mise en place de projets similaires sur d’autres territoires. Le territoire est une représentation culturelle, c’est un endroit où on peut faire converger les inspirations de citoyens et les mettre en commun. À l’heure actuelle, la difficulté des entreprises et des collectivités est qu’elles ne possèdent pas toutes les compétences pour régler certaines problématiques. Pour favoriser le « consulting » citoyen, elles doivent reconnaître le fait qu’à différentes étapes, il y a un besoin de multiples compétences. Pourquoi ne pas développer une activité de « crowd sourcing » en partant de l’hypothèse qu’une partie de la population civile citoyenne possède les moyens de répondre à ces problématiques ? Pour que cela fonctionne, il faut favoriser l’intermédiation professionnelle entre les besoins des entreprises et les réseaux citoyens, faire travailler un certain nombre gérable de compétence (une centaine par problématique) par le"smart sourcing" citoyen. Enfin les résultats issus des conseils fournis par les individus doivent être réinterprétés de manière professionnelle. L'intérêt est de mettre en valeur et de solvabiliser les compétences de tous mais également de faire comprendre aux chefs d'entreprises qu'ils ont intérêt à intégrer ces compétences qui représentent des ressources non négligeables.
A l’issu de ces deux ateliers il a été décidé d’organiser un « bar camp » (des groupes se réunissent et discutent d'un thème général mais la rencontre ne possède pas d'intitulé précis) à Paris prochainement afin de mutualiser et prolonger les échanges initiés à Autrans.
C’est aussi ça Autrans !
Coralie Scaglia (coralie.scaglia@gmail.com) ; Amélie Sudrot
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